Les Lettres D’Une Libertine – Le Pari (Partie 4/4)

De retour dans la cuisine, je retrouvais mon majordome qui s’était séparé de son
costume de Maître Domina en cuir, pour un paréo ramené l’an passé de Guadeloupe, par
ma sœur jumelle.
La table avait été débarrassée et il ne restait dessus, que deux serviettes en papier
servant de set. Posées dessus, deux jolies coupes de dessert garnies, avec juste à
côté, une coupelle de champagne qui délivrait ses fines bulles.

- Je n’en peux plus, lui dis-je.

- Je te fais grâce d’un des deux thèmes restants. Je ne pensais pas pouvoir combler ta
gourmandise aussi facilement, me répondit-il d’un ton absolument neutre.

- Si cela ne t’embête pas, je ne vais pas tourner la roue. Je vais juste choisir le
thème « petites glissades et grands plaisirs » qui m’intrigue sans me faire peur,
lâchai-je de manière aussi neutre que possible.

Je me concentrai sur le dessert. Un vrai délice à base de sorbets et de fruits frais.
Subitement, je remarquai que le chauffage avait été poussé dans la pièce et qu’il y
faisait particulièrement chaud. Ma lingerie sexy était devenue presque inutile.
Il se leva avant que j’aie fini mon dessert et quitta la pièce. Lorsqu’il revint,
j’avais terminé à la fois le dessert et mes bulles. L’ivresse maintenait son niveau
agréable et désinhibait mon petit cerveau.
Il débarrassa et étala sur la table de bois massif, un matelas de gym en mousse et un
oreiller. Puis il recouvrit tout cela d’un grand drap de bain.
Il m’invita alors à me dévêtir intégralement, à grimper sur la table et à m’y allonger
sur le ventre.
À ma grande surprise, le drap de bain était tout chaud et sentait bon l’assouplissant.
L’ivresse me força à me mettre complètement à l’aise. Je décidai que quoi qu’il
arrivât, je me livrerais de bonne grâce, à tous les jeux ou plaisirs qu’il
souhaiterait.


La nuit avançait et je souhaitais aussi en profiter pour dormir entre ses bras.
Un liquide tiède coula entre mes omoplates, déclenchant un frisson de surprise sur ma
peau. Puis ses mains puissantes glissèrent sur ce liquide. Un massage…
Je n’aurais pas pu rêver d’une meilleure fin à la soirée. Je m’abandonnai, le sachant
expert dans cet art. De la nuque jusqu’à la plante des pieds, il œuvra à l’infini,
replaçant chaque muscle à sa place et en retirant chaque once de stress dans leurs
fibres.
Un autre plaisir m’enveloppait à présent. Puis ses mains remontèrent sur le haut de
mes fesses et de l’huile recoula abondamment dans le creux de mes reins jusque sur mon
œillet, pour finir sur ma fente. Ses mains travaillèrent d’abord mon fessier, pour
s’insinuer ensuite dans ma raie culière. Ses doigts se firent inquisiteurs. J’ai adoré
cette transition franche et annonciatrice.
À nouveau, la chaleur pointa dans mon bas-ventre. La douceur et la sensualité de ses
mouvements déclenchèrent la montée du plaisir. Une petite fourchette royale à deux
doigts titilla l’intérieur de mon œillet et l’entrée de mon minou. Avec l’huile, cela
glissa particulièrement bien et je sentis la rugosité de ses doigts sur mes muqueuses.
Ce fut très, très excitant comme ressenti. Puis son doigt quitta mon anus et trois
puis quatre s’insérèrent dans mon minou. Je me cambrai pour mieux les accueillir en
moi. Je fondis à nouveau sous le plaisir, l’espérant aussi fort que le dernier.
De l’huile recoula sur mon œillet et fila sur sa main. Il manœuvra en tournant sa
main, forçant petit à petit le passage. Je n’avais pas même senti sa main se mettre en
position du fist, tellement j’étais concentrée sur le plaisir intense qui m’irradiait
la zone des lèvres et du clitoris. Je bandais, j’en étais sûre et mon capuchon
clitoridien devait s’être retroussé.
Je sentais l’air des mouvements, participer au
plaisir des sens sur mon petit bouton rose.
Puis vint le moment où sa paume força un peu brutalement le passage, d’un seul coup,
d’un seul. La douleur fulgurante d’un léger déchirement fut rapidement remplacée par
une vague de plaisir. Sa main me remplit, occupant tout l’espace de mon intérieur.
C’était vivant, lourd et chaud. Toutes mes parois étaient occupées à ressentir le
moindre millimètre de son déplacement lent.
Il se retira jusqu’à l’endroit où cela forçait par le diamètre, sans toutefois
ressortir, puis repoussa l’ensemble à l’intérieur. Un va-et-vient d’une bite que
j’imaginais gargantuesque… Le fantasme inavoué et inavouable de toute femme.
Je passai une main derrière mon fessier et glissai mon index et mon pouce autour de
son poignet. Avec l’huile, mes doigts glissaient, formant un anneau incomplet qui
remontait sur son avant-bras, lorsqu’il poussait. Je le sentis aller de plus en plus
loin et décidai de reprendre la main sur le contrôle de mon plaisir.
Avec la pression de mes doigts, je menai le rythme de la pénétration dilatoire, à la
fois en profondeur et en rythme. Je montai en gammes. Les clapotis bruyants et mes
gémissements lui indiquaient qu’il ne fallait pas qu’il reprenne la main… c’était le
cas de le dire.
Ses doigts allongés en moi frottaient l’ensemble de la paroi de mon ventre, notamment
mon point G. Ce fut divin !
L’orgasme fut brutal, violent et intense.
Je m’affalais le cul en l’air sur le drap de bain. Il se retira sans que je le sente
et ma chatte béante convulsait, ruisselante de mouille et d’huile. Je jouis comme
jamais, dans un orgasme exceptionnellement long. Mes jambes bougeaient toutes seules,
tremblantes du plaisir qui m’irradiait.
Gisant sur le côté, je sentis sa main me prendre les joues pour ouvrir ma bouche en
cul-de-poule, où il insérera son sexe bandé à mort.
Après quelques va-et-vient dans
mes muqueuses, il se vida longuement sur ma langue. Je goûtai chacun de ses six jets
crémeux, puis avalai l’essence de mon homme avec délectation.
J’étais comblée, lessivée.
Un étrange mélange de fatigue insondable et de bonheur vibrait encore partout en moi.
Il me prit dans ses bras, me monta dans la chambre comme une jeune mariée et me déposa
dans le lit avec de doux baisers.
Puis il s’allongea à côté de moi, remonta la couette et me dit au creux de l’oreille «
pour ce soir c’est fini. Mais demain soir, il y a la fin du pari et… une surprise ! ».
Je ne relevai pas et m’endormis profondément, enveloppée de mon petit bonheur-du-jour.

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